Volatil 1

Voici le rêve d’une auditrice reçu en 1979 par E. Perrot dans l’émission Les Rêves et la Vie, et édité dans l’ouvrage du même nom, p. 221.

   J’arrive avec des amies en bicyclette vers ma maison natale, et je vois en face de moi, le long du mur de la maison, cinq perchoirs avec cinq oiseaux du paradis enchaînés à leur perchoir et, à côté de chacun d’eux, un râteau en bois. Quinze jours après, je rêve que je suis devant ma maison natale, assise sur une chaise au soleil. Tout à coup, je vois au-dessus de la maison cinq cigognes, avec chacune un cerceau autour d’elle. Elles volent très bas et voici qu’un grand nuage obscurcit le soleil et s’abat sur les cigognes qui, tout doucement, descendent, toujours encerclées de leurs cerceaux. Moi, nullement affolée, je regarde tout cela, et appelle mon enfant de onze ans qui est à l’intérieur de la maison pour qu’il vienne voir.

Commentaires d’Etienne Perrot :
Cinq : totalité de l’individu, quintessence.
Elle fait descendre l’Oiseau, le symbole du saint-Esprit, et elle l’a attaché à un niveau humain : alchimiquement, elle a fixé le volatil. Elle a incarné l’esprit !
Le râteau est un peu comme le peigne, qui met les cheveux en ordre, les idées en place. Il met en ordre notre terre, notre monde intérieur, notre énergie intérieure.
Les cigognes sont évidemment symboles de fécondité, de naissance.
Le cerceau est un symbole de totalité.
Si pour la rêveuse le soleil s’obscurcit, c’est sans doute que son monde habituel, conceptuel, s’éclipse, pour que naisse une lumière plus profonde, symbolisée par l’enfant apporté par la cigogne. Il y a d’ailleurs son enfant de onze ans, symbole de son fils intérieur.
Onze dans le YI King signifie : ciel descendu dans la terre, image de paix.

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