La Grande Mère combat l’Animus négatif

Dans une structure plutôt écologique, une femme professeur, qui a un certain pouvoir, un peu comme une thérapeute, ce n’est pas vous, elle est un peu indienne. Elle nous faisait faire un travail du corps, j’avais du mal. Elle avait une cape blanche. 
Je regardais par la fenêtre : le paysage est entre naturel et théâtral. C’est comme un désert, avec au milieu une sorte de plaque orange et au-dessus comme une tente de couleur foncée. Il y avait quelques personnages et j’entendais comme la voix de ma mère  « C’est l’oiseau du Roi de Thulé qui a eu ma fille ». Je vacillais, je croyais m’évanouir. Je me retenais, je ne pouvais hurler la phrase, ça s’étranglait en moi. Cette femme me secouait pour la faire sortir et je finissais par la dire.

Ce souvenir d’opéra évoque Faust à la rêveuse, vu de nombreuses fois dans sa jeunesse, et elle développe l’association entre la séduction par le discours de son ex-compagnon et celle de Marguerite par Faust.

Mais c’est la mère qui parle dans ce rêve, son animus négatif est mis en scène, c’est lui le diable qui sépare l’homme et la femme.
Et la « chamane » du rêve n’est pas dans le discours, mais bien dans le corps. Elle nous évoque l’archétype de la Grande Mère qui vient aider à combattre cet animus négatif.

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